Neuropsychologie

I.                   Définition : La neuropsychologie est une discipline scientifique et clinique qui étudie les fonctions mentales supérieures dans leurs rapports avec les structures cérébrales au moyen d'observations menées auprès de patients présentant des lésions cérébrales accidentelles, congénitales ou chirurgicales.  La neuropsychologie s’intéresse aux problèmes de touchant` :

·         Pensée

·         Langage

·         Mémoire

·         Attention

·         Perception

·         Motricité

Ce qui se traduit par :

·         troubles d’apprentissage
·         dyslexie (alexie)
·         dysorthographie
·         dysphasie
·         dyspraxie (apraxie)
·         déficit d’attention (avec ou sans hyperactivité)
·         dyscalculie
·         troubles de la mémoire
·         syndrome dysexécutif
·         Asperger
·         Autisme
·         syndrome de la tourette
·         syndrome chromosomal (p. ex., Kleinfelter, Turner)
 

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II.                   .Les outils :

 

a.       IRM (images résonnance magnétique) : type de scanneur qui permet de visualiser les différentes structures du cerveau et ainsi détecter des tumeurs, ou des anomalies du développement du cerveau.

b.      Pet scan Tomographie d’émissions à positrons : permet de détecter l’activité de certaines zones du cerveau lors de l’exécution de certaines tâches. Ceci grâce à l’injection d’une substance radio active dans le sang.

c.        Électroencéphalogramme : méthode qui consiste à placer des électrodes sur le crane d’u individu; ce qui permet de mesurer l’activité électrique de différentes zones du cerveau. Cette technique qui s’est raffinée depuis quelques années est moins couteuse que les 2 autres et semble de plus en plus efficace pour diagnostiquer des problèmes mentaux.

III.                La recherche :

 

a.       Développement du cerveau

De nombreuses évidences sur le développement du cerveau à partir de scans, démontrent que le cerveau atteint sa maturité très tôt au niveau des fonctions de base telles que la zone de la  motricité, et celle des zones sensorielles. D’autres recherches démontrent que les zones touchant la planification, la prise de décision au niveau du cortex préfrontal se développent beaucoup plus tardivement. Ces zones sont également impliquées dans le contrôle des impulsions et des émottions. Ces zones n’atteignent pas leur maturité avant la vingtaine. Les recherches ont également démontré que le centre de la récompense (le striatum ventral fig.1) est plus actif à l’adolescence qu’à l’âge adulte alors que le cerveau active ses connections entre le raisonnement et le contrôle des émotions. Ce qui expliquerait le fait que les adolescents seraient plus vulnérables à certaine désordres psychologiques tels que la dépression et les troubles bi-polaires.

 

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                                                               Fig.1 La partie en rose représente le striatium ventral.

 

Cette découverte implique que la médication et la thérapie de ces troubles à l’adolescence risquent de ne pas avoir la même efficacité que chez les adultes.

Même si la recherche eh avance à grand pas, il n’en demeure pas moins que de nombreuses questions demeurent.

Saviez-vous que :

·         Différentes parties du cerveau atteignent leur maturation à différents moments

·         Les ados sont plus vulnérables aux effets des drogues

·         Des changements au niveau du cerveau associés à des désordres psychologiques peuvent être présents à l’adolescence et ne se manifester qu’à l’âge adulte.

·         On évalue à 2.7 millions d’enfants souffrant de sérieux troubles émotionnels

 

Avec la découverte des changements de volume du cerveau au cours de la maturation, on s’est rendu compte qu’il existe une différence entre le cerveau masculin et féminin à l’âge de la puberté. Ces différences se situent au niveau de l’apprentissage, la gestion des émotions et la mémoire. Il semble que le sexe féminin atteint sa maturité avant celle du sexe masculin!

De plus, l’étude par l’imagerie du cerveau a permis de mettre en évidence des altérations au niveau de la matière grise chez certains patients schizophrènes. Ces pertes de matière grise sont liées à des altérations des systèmes auditifs, visuels, à des déficits au niveau de la prise de décision et de la planification (cortex préfrontal).

 

La recherche sur le cerveau à l’aide des scans et de l’électro permet également d’évaluer l’efficacité des traitements chimiques et psychothérapeutiques.

 

 

b.      Recherche sur l’émotion Damosio: http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Damasio

·         Accident de Phinéas Gage 1848-1861 San Francisco 38 ans. L’accident de Phinéas à permis de comprendre le rôle de cortex préfrontal droit dans la prise de décision et la planification ainsi que de son rôle dans la gestion des émotions. Il a permis de comprendre que le cortex est en quelque sorte une gare de triage, qui gère l’information provenant de toutes les régions du cerveau tout en intégrant une dimension émotionnelle. Le patient de Damasio, Elliot, souffrait de lésion au cortex préfrontal droit, tout comme Phinéas.

o    Selon Damasio  «  tout ce que nous ressentons dans le domaine affectif, émotions et sentiments, est fondé sur l’activité des régions cérébrales qui sont sensible au corps »

Ce qui implique que l’émotion est avant tout une sensation qui passe d’abord par le corps et qui sera par la suite interprété par le cortex sous forme de sentiment. L’émotion est une information essentielle que le corps nous transmet en vue d’un choix adapté de comportement. Les émotions primaires ( peur tristesse, colère, joie, dégoût ) sont gérées d’abord par le système limbique.  

 


                                                              TRANSMISSION DE L'ÉMOTION CLIQUEZ

 

c.       Giacomo Rizzolati; http://fr.wikipedia.org/wiki/Giacomo_Rizzolatti

a.       On doit à Rizzolati la découverte des neurones miroir qui seraient responsable de l’empathie. Ces neurones ont la capacité de reproduire les émotions et sentiments d’un autre individu, permettant ainsi de comprendre l’état émotif de l’Autre. Pour certaines personnes, ces neurones sont pratiquement absents. On pense entre autre aux psychopathes.

b.       Études d’imagerie cérébrale montrent que l’amygdale est impliqué dans le traitement des émotions sociales comme la culpabilité. Aussi impliqué dans les émotions primaires régulation de la satiété sexualité identification des visages

o    Les 2 voies de l’émotion

 

c.        Recherche sur les psychopathes

Pour identifier les psychopathes,  l’équipe de Buckholtz a d’abord mesuré le degré de psychopathie de 30 volontaires par des tests psychologiques. Les chercheurs leur ont ensuite administré une dose d’amphétamine et ont mesuré la quantité de dopamine (un neurotransmetteur associé au plaisir) relâchée dans le cerveau grâce à un «scanner» à émission de positron. Ils ont alors trouvé que les sujets dont l’impulsivité se situait au-delà d’un certain seuil produisaient jusqu’à quatre fois plus de dopamine que les autres. La découverte est particulièrement intéressante car la psychopathie est fortement associée à la consommation de drogue.

Dans un deuxième temps, Buckholtz et cie ont demandé aux participants d’appuyer sur un bouton lorsqu’un carré blanc apparaissait sur un écran, en leur proposant une petite récompense de 5$. En surveillant alors l’activité du cerveau, ils ont pu établir qu’une aire jouant un rôle central dans notre système de récompense, le noyau accumbens, (fig.2) était nettement plus active chez les sujets ayant les traits psychopathes les plus forts.

 

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_03/i_03_cr/i_03_cr_par/i_03_cr_par_1a.jpg

Fig.2

 Ce que cela signifie, disent les chercheurs, c’est que les psychopathes seraient plus sensibles aux récompenses que les autres, ce qui pourrait expliquer, au moins en bonne partie, leur tendance à tout faire pour atteindre leur but, sans égard aux conséquences que cela peut avoir sur leur entourage.

http://news.sciencemag.org/sciencenow/assets/2010/03/12/sn-dopamine.jpg

 

Fig.3 En orange, les noyaux d’accumbens

 

http://www.ibbtev.be/?Video-sur-le-cerveau-ARTE