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  HUMANISME

Voici l'adresse d'un excellent site pour en apprendre davantage sur les théories de la personnalité:

http://www.wynja.com/personality/theorists.html

Dans les années 60, de nombreux psychologues se sentent insatisfaits de l'approche plutôt pessimiste de Freud et de l'approche déshumanisante du behaviorisme. Ces psychologues humanistes proposaient une perspective qui mettait l'accent sur la santé mentale, l'autodétermination, et la réalisation de soi.  

  Importance de regarder la personnalité dans son ensemble, avec ses expériences personnelles de joies et de tristesse, d'aliénation et d'intimité de frustration et d'enrichissement. Deux grands psychologues influencèrent l'école humaniste: Maslow et Rogers.

 

I . Objectifs de l'approche humaniste

A. Le but final de la psychologie humaniste est d'élaborer une description la plus complète possible de ce que l'on entend par vivre en tant qu'être humain.

B. Comprendre des expériences qui nous sont familières: AMOUR-VOLONTÉ-CRAINTE-ESPOIR.

C. Exploration des potentialités positives de l'homme de même que les conditions de réalisations maximales de ces potentialités.  Explorer ses potentialités, c'est avoir accès non seulement  à la liberté, mais également à la responsabilité. Une autre implication de la liberté c'est le courage, courage d'accepter sa liberté et sa responsabilité. L'homme libre c'est celui qui transcende les évènements immédiats de sa vie, les habitudes, les réactions automatiques. 

II. Vision de l'homme:   Vision optimiste

A. Condition humaine: d'abord l'insatisfaction: pas de désir sans insatisfaction, pas de croissance sans angoisse puis la recherche de la liberté (s'appartenir). L'homme libre est celui qui transcende les événements immédiats de sa vie, les habitudes, les réactions automatiques. notion de libre arbitre : faculté de se soustraire volontairement au déterminisme.

B. Respect de la personne : l'enfant a tout ce qui faut pour savoir ce qui est bon pour lui.

C. Principe de congruence: harmonie entre soi et son milieu.

D. Les principales tendances humaines:

1.      Actualisation: être humain est un être unique dans un processus d'évolution

2.      Besoin des autres

3.      3Besoin de transcendance: besoin de se dépasser, agir sur son milieu de façon significative.

4.      Besoin d'affirmer son identité: être distinct

5.      Besoin d'un cadre d'orientation: place dans le monde; ligne de conduite, carte de voyage et où l'on s'arrête 

III. THÉORIES:

A.             Abraham Maslow: américain, fils d'immigrant. Fait ses études en béhaviorisme. Il ne pouvait comprendre le développement de la personne par l'expérimentation. La plupart des théories de la personnalité ont été établies à partir de l'observation de comportements anormaux donc théories de l'anormalité.

*      « De la même manière que les arbres ont besoin de soleil, d'eau, de nourriture, qu'ils reçoivent de  l'environnement, les hommes ont besoin de recevoir de leur environnement sécurité, amour, considération. Dans les deux cas, le développement réel de l'individu peut commencer une fois qu'ont été satisfaits les  besoins élémentaires de l'espèce. A ce moment-là chaque arbre et chaque personne, commence son développement selon son propre style, unique, utilisant les énergies nécessaires à la réalisation de ses visées individuelles. A partir de ce moment-là, on peut dire que le développement est davantage déterminé de l'intérieur que de l'extérieur. »

*      Les buts communs à l'espèce et les buts personnels.

Les besoins de sécurité, de propriété, de relations d'amour et de considération, peuvent être satisfaits uniquement par les autres, c'est-à-dire que leur satisfaction ne peut venir que de l'extérieur. Cela entraîne une dépendance importante à l'égard de l'environnement. On ne peut pas dire d'une personne qui se trouve dans cette situation de dépendance qu'elle se gouverne elle-même et qu'elle contrôle son propre  destin. Elle est dépendante des personnes qui lui fournissent la réponse à ses besoins. Leurs désirs, leurs caprices, leurs règles et leurs lois la gouvernent et elle doit s'y soumettre, à moins de risquer de perdre la source de ses satisfactions. Elle doit être, dans une certaine mesure, dirigée les autres et doit être sensible à l'approbation des autres. qui revient à dire qu'elle doit s'adapter, ajuster son comportement, en étant souple, attentive et prête à changer pour s'accorder à la situation extérieure.  Elle est la variable dépendante. L'environnement est la variable indépendante et donnée. A cause de cela, l'homme motivé par ses besoins peut avoir une certaine crainte de l'environnement qui peut toujours lui manquer, lui faire défaut. Nous savons maintenant que ce type de dépendance anxieuse peut aussi engendrer une certaine hostilité. Tout cela peut amener un manque de liberté plus ou moins grand selon la chance de l'individu en question. Au contraire, la personnalité qui poursuit la réalisation de soi, qui a déjà, par définition, gratifié, ses besoins élémentaires, est beaucoup moins dépendante, beaucoup moins attachée, bien plus autonome et libre. Loin d'avoir besoin des autres, l'individu motivé  pour la croissance peut être gêné par eux. J'ai déjà souligné la prédilection pour la solitude, l'indépendance, la méditation. De telles personnes deviennent de plus en plus autonomes et indépendantes Elles sont déterminées d'abord par des motifs intérieurs et non par des influences de l'environnement ou de la société ; c'est-à-dire par les lois de leur propre nature, leurs capacités et possibilités, leurs talents, leurs ressources latentes, leurs énergies créatrices, leur besoin se connaître elles-mêmes et de devenir de plus en plus intégrées et unifiées, de plus en plus conscientes de ce qu'elles sont réellement, de ce qu'elles veulent réellement de ce qui est leur vocation ou leur destin.

 Depuis qu'elles dépendent moins des autres, elles sont moins ambivalentes à leur égard, moins anxieuses  et aussi moins hostiles, moins avides de leur bienveillance et de leur affection. Elles sont moins affamées  d'honneur, de prestige, de récompenses. L'autonomie, relative indépendance à l'égard de l'environnement , signifie aussi indépendance vis-à-vis de circonstances extérieures défavorables telles que la malchance, les accidents, le tragique, les chocs, les privations.

*      Relation entre sécurité et développement

Habituellement la croissance se fait progressivement, par petites étapes et chaque nouvelle étape est rendue possible grâce à un sentiment de sécurité, celui de réaliser l'exploration d'un territoire inconnu à partir d'un havre sûr, d'oser parce qu'une retraite est possible."  Maslow A., Vers une psychologie de l'être, Fayard, Paris, 1989, 266p.

1. Observations

*      1. Orientées, réalistes, jugement approprié envers les autres

*      2. Accepte les autres tels qu'ils sont et non comme il voudrait qu'ils soient.

*      3. Spontané et naturel

*      4. Centré sur le problème et non sur elle-même.

*      5. Détaché de l'environnement.

*      6. Personne altruiste

*      7. Possède des relations intimes avec très peu de gens

*      8. Ne font pas de considération de leurs richesses et de leur race. Pas de discrimination.

*      9. Capacités créatrices supérieures

*      10. Acceptent les expériences nouvelles et résistent à la conformité.

 

 2. PYRAMIDE DES BESOINS  cliquez pour pyramide Besoins de type D (déficience)  et de type E (Actualisation, Être)


3. Les comportements qui mènent à l'auto-réalisation:

*      Se réaliser soi-même signifie se plonger dans une expérience totalement, de tout son être, sans aucun retour sur soi et se laisser prendre entièrement par ce que l'on vit. Le mot clé ici c'est "oubli de soi-même"...

*      Dire honnêtement ce que l'on pense. Vaincre la peur

*      User de son intelligence et la développer

*   Identifier nos mécanismes de défense et les abandonner. Mécanisme de la désacralisation

 

A.             CARL ROGERS

"Même si je suis conscient de l'incroyable taux de destruction, de cruauté, et de comportements malveillants dans notre monde, depuis les guerres insensée jusqu'aux agressions dans la rue, je pense que l'homme n'est pas démoniaque de nature. Dans un climat psychologique qui permet des choix et un développement, je n'ai jamais connu un individu qui a choisit la cruauté ou un cheminement destructeur. Le choix se fait toujours vers une plus grande socialisation et vers l'amélioration des contacts avec autrui. Ainsi, mon expérience m'a amenée à croire que ce sont les influences culturelles qui sont les principaux facteurs de comportements démoniaques... Alors je vois que les membres de l'espèce humaine comme les membres des autres espèces comme essentiellement constructif dans leur nature fondamentale, mais endommagés par leurs expériences.

Selon Carl Rogers chaque individu tend naturellement à développer ses capacités afin de se maintenir en vie et de rehausser celle-ci. Ce cheminement vers l'actualisation se veut un processus, par opposition à une destination. Trois conditions peuvent être identifiées afin d'en saisir son cheminement :

*      l'ouverture sur l'expérience, c'est-à-dire la capacité d'accepter ce que l'on ressent sans chercher à le déformer;

*      la prise en charge, qui comprend une prise de conscience par l'individu, de sa responsabilité de lui-même;

*      et l'action, où la personne utilise ses compétences dans ses actions afin d'actualiser ses choix.

 « Il renonce à être ce qu'il n'est pas, à être une façade. Il n'essaie pas d'être plus qu"il n'est, avec toute l'insécurité et les mécanismes de défense que cela entraîne. Il n'essaie pas d'être moins qu'il n'est, avec les sentiments de culpabilité ou de dépréciation de soi que cela implique. Il est de plus en plis attentif à ce qui se passe dans les profondeurs de son être physiologique et émotif et se trouve de plus en plus enclin à être, avec toujours plus de précision et de profondeur ce qu'il est le plus véritablement. » (Rogers, Carl "Être vraiment soi-même" p. 132

1. Concept de soi:

*      Organisme (être global) : Le lieu de toute expérience ; ce que nous sommes pour Rogers se définit d’abord par nos expériences. Ces expériences sont distinctes pour chacun d’entre nous et sont également très subjectives.

*      La conscience : Partie de l’organisme qui à accès à la compréhension d’une partie de nos expériences. Capacité de se représenter une expérience au moyen de symboles (parole art etc.…)

*      Subception : il s’agit d’expérience que l’on ne peut symboliser, se compare au domaine de l’inconscient freudien.

*      Le soi :

*      Les caractéristiques personnelles

*      Les relations avec les autres

*      Les valeurs attachées aux perceptions

Équivalant au moi plus autre chose: sentiment d'identité personnelle qui nous rend plus conscient de notre rapport avec les autres. Fonction autocritique. Le soi est un monde privé dont l'individu est le centre. La principale pulsion est celle de se développer. L'individu se comporte de façon consistante. Si le soi est menacé, il emploi des mécanismes de défenses. L'individu n'accepte pas toutes les valeurs de la société et découvre ses propres valeurs. S'il se comporte comme l'ensemble: risque d'aliénation.

*      Soi idéal : ce que la personne souhaite être

Congruence et incongruence : la congruence est un état caractéristique d’un individu qui est en accord avec lui-même. L’incongruence étant le phénomène inverse.  Pour Rogers il existe trois type de congruence :

1.     Congruence entre le Soi et l’organisme : la personne a une image d’elle-même qui correspond à l’ensemble des expériences qu’elle vit

2.     Congruence entre Soi et Soi idéal : satisfaction de soi ; idéal atteignable

3.     Congruence entre réalité subjective et réalité objective : vérification de nos perceptions.

2. Conséquences de l'actualisation de soi:

*      vie créatrice

*      amour non-égoïste

*      compréhension non-biaisée

3.     Thérapie

*      rencontre de deux êtres

*      ici et maintenant

*      envisager l'homme comme une totalité

*      quête d'une conscience de soi.

Nous avançons lorsque les plaisirs de la croissance et les angoisses de la sécurité sont plus grands que les anxiétés de la croissance et les plaisirs de la sécurité.  (A. Maslow: vers une psychologie de l'être p. 53)