LE STRESS

 I. DEFINITION: Le stress est la réponse non-spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faîte. Ceci se manifeste par des changements biologiques mesurables tels la concentration dans le sang de certaines hormones.

REACTION D'ALARME--> PHASE DE RESISTANCE--> PHASE D'EPUISEMENT

1) Estimation primaire: évaluer l'importance du combat

2) Estimation secondaire: évaluer le combat en fonction de nos ressources et options et réévaluations lorsque de nouvelles information apparaissent

3) Estimation tertiaire: l'information est interprétée dans des termes de signifiance selon l'expérience, les valeurs les croyances et les ressources de la personne . La premières estimations répond à la question suis-je dans la bonne voie ou vais-je vers des problèmes? La deuxième estimation répond à la question : que puis-je faire? Importance de tenir compte de l'ambiguïté et de l'incertitude et de l'évaluation de la signification

II. EVALUATION ESTIMATION SECONDAIRE ET STRATEGIES

 Que puis-je faire avec mon problème? nous renvoi è la question des stratégies disponibles. Il est important d'abord de distinguer entre les ressources de stratégies et les processus stratégiques. Stratégie est ici définit comme des actions orientées et intrapsychiques pour gérer des conflits et des demandes environnementales et internes. La variété de stratégies qui peuvent être simultanément ou séquentiellement utilisée est vaste, comprenant au moins quatre grandes catégories:

1)      recherche d'information

2)      action directe

3)      inhibition ou action

4)      modes intrapsychique

Ces processus ont deux fonctions principales, soit de changer la relation personne-environnement soit de régulariser la réaction de stress(palliative) Il ne faut pas oublier qu'une ressource disponible à un certain moment peut être absente à un autre moment même si semble-t-il certaines ressources sont plus stables que d'autres. Chaque transaction stressante requiert ses propres stratégies; la maladie demande des stratégies différentes que de passer des examens.

III. Ressources stratégiques incluent au moins cinq catégories:

  1. santé/énergie/morale

  2. capacité de résoudre des problèmes

  3. réseau social

  4. ressources utilitaires

  5. croyances générales et spécifiques

1) Santé/énergie/morale: ressource la plus évidente. Lorsqu'une personne est fatigué ou malade, il est évident que sa capacité de transiger ne sera pas la même que lorsqu'elle est en pleine santé. Avec le temps et l'augmentation de ses forces, une personne apprend à devenir de plus en plus responsable de sa réhabilitation et peut ainsi transiger plus efficacement chose peu possible lorsqu'elle est faible.

2) Capacité de résoudre des problèmes: ce qui inclue l'habilité è rechercher l'information pour identifier le problème, la capacité de générer de nouvelles alternatives au cours d'une action, de soupeser les alternatives en tenant compte des attentes et choisir un plan d'action approprié (changer un pneu prendre les commandes d'un bateau en pleine tempête ect)

3) Réseau social : les personnes qui possèdent un réseau social vivent en général plus longtemps que les personnes vivant seul.Pearlin note trois fonctions qu'entraîne l'élaboration d'un réseau social:

  • Une source potentielle d'informations dans la reconnaissance et le traitement de problèmes

  • Une source de support émotif et d'encouragement

  • Une source de soulagement nous permettant de sortir de notre tain train quotidien

4)  Sources utilitaires: argent, ordinateur, programmes spéciaux d'entraînement et ont accès aux ressources provenant d'autres qui ont une spécialité (avocat médecin etc.).Importance des ressources économiques.


5) Les croyances spécifiques et générales : ne pas croire en son efficacité selon Bandura engendre la passivité et le désengagement et a la limite peut entraîner le désespoir et l'abandon ce qui est directement rattaché à la dépression. Bandura fait la distinction entre une attente efficace qui implique la conviction de pouvoir réaliser le comportement requis pour produire un résultat donné et un résultat attendu qui réfère à l'estime qu'un comportement spécifique va entraîner des résultats certains

 

Le bon stress me permet de mettre mon organisme  dans un état d’alerte et ainsi d’augmenter ma performance dans des situations qui peuvent demander davantage d’efforts, de concentration, de vigilance. Nous avons tous connu des états semblables où nous avons ressenti cette poussée d’adrénaline qui nous prépare à affronter une situation impliquant une certaine tension, une certaine pression de la part de l’extérieur. [1]Nous avons tous connu ces états mais personne d’entre nous ne réagit de la même façon.. Certains y prendront un réel plaisir, d’autres l’envisageront de façon plus détachée tout en demeurant très efficaces, d’autres avec angoisse et déplaisir. Dans tous ces cas ces personnes connaissent du stress pour les deux premiers, il s’agit du bon stress.

Nous avons tous un seuil de résistance et il arrive parfois, malheureusement que nous le dépassions. C’est à ce moment que le corps et l’esprit nous envoient des signaux de détresse. La médecine a démontré que lorsque nous dépassons ce seuil, notre système de défense diminue d’efficacité  et que le corps est par le fait même en danger.

Il  est par ailleurs évident que l’environnement dans lequel nous vivons ne fait rien pour augmenter notre niveau de résistance ; nous n’avons qu’à penser aux bruits, à la qualité de l’air, à la compétition de plus en plus féroce, à la compression du temps, à la pression de la publicité pour nous rendre compte que notre environnement nous fait subir un état de tension qui ne semble pas vouloir diminuer et j’aurai même tendance à croire le contraire !

Mais que faire pour garder un niveau de résistance le plus élevé possible ? Je crois que notre santé, physique et psychique est un  élément clé dans notre capacité de résister au stress. Et que cette santé physique passe par une bonne alimentation et la pratique d’exercices physiques. Apprendre à prendre soin de sa santé ; c’est ce que l’on disait à l’époque : prends ben soin de ta santé C’est ce que l’on pourrait appeler un vœu pieux ! Il ne dure pas longtemps pour plusieurs d’entre nous !!!  Prendre soin de sa santé c’est aussi écouter son corps, écouter les signaux de fatigue qu’il nous donne et en retour lui donner des occasions de se détendre de se faire plaisir, de se faire ressentir! Et pour en arriver à accorder ces moments à notre corps il peut être important pour certains d’apprendre à gérer  leur temps et à développer des techniques de relaxation.

Mais il n’y a pas que le corps dont il faut s’occuper ! Il y a aussi nos attentes, nos valeurs, notre sensibilité notre validité, en deux  mots notre façon d’être. S’en occuper signifie ici se sentir reconnu dans ce que nous sommes, dans nos forces et dans nos faiblesses.  Et je crois que la meilleure manière de s’en occuper c’est de partager ce que nous sommes avec les autres. De le partager avec notre conjoint(e) avec nos enfants, avec nos amis, avec notre famille. Je suis convaincu que les gens qui peuvent vivre ces moments de partage ont un net avantage au niveau de leur résistance au stress que ceux qui ne les connaissent pas.

Il  ne faut pas négliger les attentes  que nous avons dans notre façon  de gérer notre stress ; trop d’attentes peut avoir un effet aussi néfaste que pas assez ! J’ai appris avec le temps à doser mes attentes à y prêter plus d’attention. Personne n’aime se tromper mais tout le monde se trompe !  Parmi nos attentes nous avons celle de ne pas vouloir se tromper et voilà une attente qui se trouve assez souvent frustrée ! Un dicton dit qu’il n’y a pas d’apprentissage sans erreurs et je crois effectivement que lorsque l’on peut admettre de se tromper, nous venons de diminuer une pression, une tension interne. Chacun d’entre nous porte des attentes qui peuvent à certains moments créer un mauvais stress; il s’agit d’être un peu attentif à soi pour en découvrir d’autres !

Il ne faut pas négliger aussi nos émotions car ce sont elles qui nous permettent de ressentir ce que nous sommes ! Etre capable de les exprimer sans être dans un état catastrophique pour le faire ! Apprendre à entrer en contact avec ces émotions avant qu’elles n’explosent parce qu’on ne les a pas écoutées à temps. On sait tous ce qu’est cette sensation douloureuse de la boule dans la gorge que l’on peut ressentir dans des moments ou nous sommes débordés émotive ment. Mais il n’y a pas que les boules dans la gorge, il peut y avoir des brûlements d’estomac, des maux de tête, de dos, de cou et j’en passe.

Je vous dirai donc pour conclure que personne n’est totalement à l’abri du mauvais stress, mais que nous pouvons tous nous donner des chances afin d’augmenter notre niveau de résistance dans un environnement où tout va de plus en plus vite, dans un monde où nous sommes à la fois tous réuni grâce à la technologie d’Internet mais un monde dans lequel rarement les hommes et les femmes se sont senties aussi isolés et stressés. Je crois sincèrement que notre santé physique mais également notre santé psychique devraient être des préoccupations importantes dans notre gestion du stress.

J’ajouterai pour terminer que la capacité d’être en accord avec soi, d’être le plus authentique possible ce qui implique de pouvoir partager ce que nous sommes est un aspect fondamental nous permettant de vivre un bon stress sans détresse.


 

[1] D’ailleurs, le mot stress se retrouve d’abord en physique ; le stress étant défini comme la pression que l’on applique a un matériau pour en mesurer la résistance. Nous possédons comme les métaux une certaine résistance à la différence près qu’il existe autant de métaux qu’il existe d’individu et à vrai dire on peut dire que l’on ressemble davantage à un alliage qu’a un métaux. Bien sur il y a des alliages qui sont lus résistants que d’autres à ces pressions venant de l’extérieur.